Economie de Communion - La culture du don

Des entrepreneurs et des travailleurs ont offert temps, sale professionnalisme et ressources pour faire naître de nouvelles entreprises. C’est une première réponse aux appels du pape François pour une économie qui n’oublie pas les pauvres.

Par Alberto Ferrucci

N42 Pag 03 Alberto Ferrucci AutoreL’Economie de Communion a franchi la ligne de ses 25 ans. En vérité elle naît en 1943, decease d’une intuition de Chiara Lubich jeune, search cueillie de l’Evangile, alors qu’elle était dans les refuges sous les bombardements: elle pouvait répondre à l’immense amour de Dieu pour elle, dans le temps peut-être bref qui lui restait, en reversant son amour vers ceux  qui, autour d’elle, étaient terrorisés et déboussolés, en particulier ceux qui étaient les plus faibles, souffrants et isolés.

Aujourd’hui encore il y a des personnes terrorisées par les bombes: l’écho de leur déchirement nous parvient par les médias – dans les paroles de ceux qui ont fui après avoir tout perdu et dans les images de plages ça et là avec des corps abandonnés d’adultes et d’enfants dont on a volé la vie avant l’heure.

Là où pour des calculs politiques et économiques (dont nul n’est exempt) s’est évaporé l’état de droit, revient la barbarie des siècles passés, mais vécue avec les armes d’aujourd’hui, celles qui dissuadent les états modernes de réparer les dommages causés, parce qu’on ne veut pas risquer la vie pour d’autres gens, une situation sans issue dans laquelle seuls un petit nombre d’inconscients voudraient être à la place de ceux qui gouvernent.

Comme Chiara en 43 et après, nous pouvons renverser les situations: aujourd’hui des soldats de pays pacifiques aident à éviter des guerres sanglantes en Irak, au Liban, au Kosovo, au Mali, au Soudan et ailleurs, mais leur action n’est pas suffisante pour amorcer une paix véritable et il ne suffit donc pas de verserN42 Pag 03 Editoriale Imprenditori Edc des impôts pour financer des armées qui empêchent des conflits sanglants. Et il ne suffit pas non plus d’attendre que quelqu’un me dise quoi faire: comme dit le pape François, c’est à moi, “périphérie”, qu’il appartient de m’apercevoir des besoins de qui se trouve près de moi, et comme Chiara en 43, d’agir, en demandant à l’associé inconnu, le Tout-Puissant, le discernement ou comment construire la paix en faisant fructifier le talent de la communion.

L’Association pour l’Economie de Communion, discount AECOM, vous invite à participer à une conférence sur l’économie.

L’Economie de Communion: nouveaux outils et nouvel agir économique pour la croissance de son business.

160209 Corneille Pole Pole ridSamedi 27 Fevrier 09h45 à 12h30
Salle de la paroisse Notre Dame de Fatima
1353 avenue Tombalbaye,
Croisement avec l’av. Démocratie (ex-Huileries)
Kinshasa/Gombe

Ce séminaire permettra de vous enrichir d’expériences d’entrepreneurs qui ont réussi en osant mettre en pratique ce modèle économique dans différents secteurs d’activités.

Vous pouvez vous inscrire en envoyant un email à aecom.rdc@gmail.com ou un sms au 081 50 48 273 (Ernest Pole Pole).  La date limite des inscriptions est fixée au mercredi 24 février 2016.

Entrée : gratuite

Info :

Corneille Kibimbwa, Economiste et Président de l’AECOM, Tél. : 099 81 20 931

Ernest Pole Pole, Membre de la commission de l’AECOM, Tél. : 081 50 48 273

AECOM asbl – Association pour l’Economie de Communion
Siège social : N°354d, 4ième rue Limete industriel, Kinshasa – RDC
Email : aecom.rdc@gmail.com

Le premier Congrès Pan-Asiatique de l’EdeC se tiendra du 25 au 29 mai, à la Mariapolis Pace à Tagaytay City. Retenez la date !

160525 29 Tagaytay EoC Congress STD rid mod

L’invitation s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à une façon différente de concevoir l’économie et l’entreprise, basée sur la communion, la fraternité, la solidarité, en particulier avec les secteurs plus faibles de la société. Le congrès aura pour titre : « Économie de Communion : une économie pour tous« .

Le congrès réunira des entrepreneurs, des chercheurs, des jeunes et des membres de la société civile qui se sentent poussés à changer le monde des affaires.

Malgré la croissance économique sans précédent de ces dernières années, fruit d’une adhésion constante aux modèles économiques du capitalisme, les nations asiatiques se trouvent aujourd’hui face à de grands défis ; il nous faut les comprendre en profondeur pour saisir les changements significatifs et inclusifs que l’économie communion est en mesure d’offrir.

Le congrès bénéficiera de la contribution des économistes membres de la Commission Internationale EdeC – Luigino Bruni (Italie) – Anouk Grevin (France) – Lorna Gold (Irlande) – Teresa Ganzon (Philippines) et Luca Crivelli (Suisse). Invitée spéciale, la Professeure Annette Pelksman-Balaoing de l’Université de Rotterdam, Pays Bas, traitera de l’influence de la globalisation sur les nations asiatiques au cours des dix dernières années.

Les participants viendront de divers pays asiatiques ainsi que de l’Australie. Dans le cadre du congrès sera célébré le 25ème anniversaire la naissance de l’Économie de Communion, le 29 mai.

Allez sur le site EoC Asia
Registre

Plus d’infos : eocasia2016@gmail.com

L’atelier s’est déroulé dans le cadre de la mariapolis des Focolari de l’Océanie

Pinguini ridIls nous ont écrit de Philip Island, visit this site une très belle île dans la baie de Melbourne, clinic reliée par un pont à la terre ferme. Cette île est réputée, information pills outre pour son circuit de GP moto, pour la vue qu’on a, chaque soir au crépuscule, du retour sur la rive des plus petits pingouins du monde au terme de leur journée de pêche. Ces jours-ci s’y déroule une Mariapolis (rencontre estive typique des Focolari), avec 530 participants dont environ 150 provenant des îles de la Polynésie française.

« Je viens de participer à l’atelier qui s’est fait sur l’EdeC ; – nous raconte Andrew Camilleri – il a été très beau160114 Philip Island 02 rid et passionnant. Tout a commencé par une petite pièce de théâtre : une personne reçoit une visite et voudrait offrir quelque chose, mais elle n’a rien à la maison. Alors elle téléphone, appelle à l’aide quelques amis, et chacun apporte ce qu’il a. Les ingrédients réunis permettent de confectionner un beau gâteau que nous avons partagé tous ensemble à la fin de l’atelier. »

Andrew raconte la suite de l’atelier : l’expérience de Lorraine Lipson à l’aéroport de Dubaï160114 Philip Island 01 rid sx et les dernières nouvelles qu’elle a reçues ; la présentation des actions collectives des dernières années, notamment l’envoi aux Philippines des sommes réunies à la suite du typhon de 2013 (15.000 Au$ pour l’ensemble de l’Océanie) ; le projet AMU kiribati : une école maternelle qui a conclu sa deuxième année de vie scolaire dans l’une des îles les plus exposées à l’élévation du niveau de la mer.

En Australie aussi des semences de vie EdeC jetées dans la « bonne terre » attendent leur germination.

Lorraine Lipson nous a raconté la suite de l’expérience qu’elle a vécue à l’aéroport de Dubaï en mai dernier, page en allant et en revenant de Nairobi

Nos lecteurs se souviennent sûrement des rencontres vraiment spéciales qui ont marqué Lorraine Lipson 01 crop ridle voyage à Nairobi de la congressiste australienne Lorraine Lipson. Quelqu’un nous a demandé si nous savions comment s’est conclue l’histoire de la jeune kényane victime d’abus et de vol que Lorraine avait rencontrée à l’aéroport de Dubaï et dont elle s’était occupée en cherchant des contacts pour un travail.

Ces jours-ci, malady Lorraine a reçu de ses nouvelles par WhatsApp et nous met au courant de la situation : « J’ai reçu d’elle un très beau message de vœux pour l’année nouvelle. Elle me dit qu’elle ne pourra jamais oublier ce que j’ai fait pour elle à l’aéroport de Dubaï. Elle a maintenant trouvé un travail, sildenafil qui est peu payé, mais qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille. Son fils de 10 ans peut maintenant aller à l’école et étudie très bien ».

Lorraine poursuit : « Ainsi, même si la promesse de l’entrepreneure américaine n’a pas pu se réaliser, Dieu a pourvu aux besoins de cette famille. C’est providentiellement que j’ai vu son message, car j’utilisais peu WhatsApp ; mais à partir d’aujourd’hui je l’utiliserai davantage parce que c’est un très bon instrument de partage ».

Merci Lorraine pour ces nouvelles : la jeune kényane que tu as rencontrée à Dubaï est restée dans le cœur de beaucoup d’entre nous !

Le projet Economie de Communion (EdC) débarque en Amérique centrale suscitant la curiosité des entrepreneurs en recherche de valeurs qui humanisent travail et production. Le témoignage d’un architecte.

Paru dans focolare.org le 26/12/2015

151228 guatemalaMême dans ce petit pays d’Amérique centrale, cure  dont l’ascendance indigène est très forte et donc sensible aux contrastes sociaux, on trouve neuf entrepreneurs guatémaltèques qui se sont inscrits au cours de l’EdC depuis juin dernier. Ils approfondissent ainsi, à raison d’une fois par mois, les fondements du projet, en faisant des rapprochements avec des expériences déjà en acte en d’autres parties du monde. « Le texte de base – explique Sandra Macario, coordinatrice du cours – est le livre de Bruni ‘le prix de la gratuité’, mais nous nous relions souvent par skype avec d’autres entrepreneurs EdC de la ville de Mexico et d’autres parties d’Amérique Latine ».

Le 26 novembre le cours a organisé un open day, en invitant tous ceux qui pouvaient être intéressés par un ‘buffet de fin d’année’ typique de ces pays, riches en arômes caractéristiques de maïs et de haricots. 40 personnes y étaient présentes. Maria Luisa Altamirano du Mexique y était l’hôte d’honneur ; elle a partagé son expérience d’entrepreneur et a suscité des questions et des approfondissements chez les participants. En plus des présents, l’entrepreneur brésilien Ismaël Yos a pris la parole, il avait participé au même cours au Brésil.

Parmi les témoignages, le récit de l’architecte guatémaltèque Jorge Mario Contreras a été particulièrement touchant. Il ne peut pas toujours compter sur des commandes permanentes, alors il a une réserve de travailleurs à qui s’adresser de temps en temps. Eux, savent bien qu’il n’y a pas beaucoup de travail et comprennent que, lorsqu’ils n’ont pas de contrat avec lui, ils doivent chercher ailleurs là où ils peuvent trouver du travail. Quelquefois on leur demande des travaux de toute urgence. Une fois par exemple ils devaient restructurer et rééquiper un centre de dialyse. Ils ont annulé le contrat avec une autre entreprise et donc suspendu le service, afin de répondre à l’urgence du début des travaux. Ils avaient besoin de maçons pour arranger les locaux, de techniciens pour remettre en route les machines. Contreras a présenté son offre, dont les conditions ont toutes été retenues favorables, 151228 JorgeMarioContreras sauf les temps de la remise des clés qui devaient être divisés par deux. Sinon le travail ne leur était pas assigné.

Un problème impossible à résoudre. La dernière carte à jouer était le dialogue avec les ouvriers. Un concept, celui du dialogue, que Contreras avait depuis longtemps compris et introduit comme pilier et de son activité. Un style de vie qui en ces moments de crise a montré toute son efficacité. Il a proposé aux ouvriers de faire deux tours, qui ont accepté à l’unanimité non seulement pour ne pas laisser échapper un travail mais aussi parce qu’ils avaient confiance en lui et entre eux. Contre toutes les prévisions techniques, le travail fut consigné à temps, et les patients en attente ont reçu leur traitement au moment prévu.

A une autre occasion, Contreras a reçu un coup de fil d’un de ses employés. C’était le matin de bonne heure, où normalement on ne devrait pas déranger le boss. Mais la situation était grave : la petite fille allait mal et avait urgemment besoin d’un médicament couteux et l’ouvrier n’avait l’argent pour l’acheter. Contreras l’a écouté comme un frère : « Je commence par prier pour ta fille, – lui dit-il – et dès que les banques ouvrent je ferai le versement nécessaire ». Contreras raconte qu’il a senti que son entreprise « était devenue une famille ».

Rapport de la 2ème journée des Journées Portes Ouvertes de l’EdC à Douala

par la Commission Edc Afrique Centrale

151121 22 Douala EdC 12 ridLes deux premières heures de la matinée de cette 2e journée ont été consacrées à la culture de communion dans la perspective du charisme de l’unite. Comme intervenants, nous avions : Steve Azeumo, Herve Nzeyimanaand William Fotso, tous membres de la commission EdC Afrique Centrale. Après avoir échangé le premier jour sur les différents défis en Afrique et comment y remédier, il s’agissait à présent de présenter aux participants, chacun à tour de rôle, sous le regard de l’EdC qui est expression du charisme de l’unité, la culture du don, l’hospitalité et la solidarité communautaire comme valeurs africaines ouvertes à l’universalité pour construire une fraternité universelle gage d’un développement durable.

Il est important de noter que les participants ont particulièrement admiré l’explication de la culture du don par l’exemple mathématique de la culture écologique ; c’est un exposé initial Prof. Luigino Bruni, coordonnateur international du projet EdC que Steve William Azeumo à su adapter au contexte africain.

151121 22 Douala EdC 17 ridAprès une pause de trente minutes, nous sommes entrés au cœur de l’entreprise car le développement durable ne saurait se construire sans des entreprises créatrices et distributrices de richesses de manière permanente ; des entreprises qui vivent les principes EdC. Deux questions fondamentales devaient trouver des réponses : comment gerer serieusement une entreprise ? comment mettre ensemble gouvernance et communion en entreprise ?

Comme intervenants, nous avions trois entrepreneurs EdC : Melanie Njonou,Leocadie Pougoue et Gilles Chindje, assisté par Martin Momha, un spécialiste de la Doctrine Sociale de l’Eglise. Chacun à tour de rôle, a pu démontrer à travers des échanges avec les participants et le partage des différentes expériences professionnelles et d’entrepreneurs EdC, l’importance et les fruits du vécu de la culture du don en entreprise. Par exemple, Gilles Chindje, jeune gérant d’un bureau d’étude de Génie-Civil a partagé les challenges auxquelles ils font face lui et ses 04 jeunes collaborateurs, en tant qu’entreprise EdC. Afin d’éviter les pièges du système capitaliste qui tend à l’exploitation des employés, il procède malgré les difficultés, à la revalorisation salariale des employés et leur formation à culture du don, en respect de la charte de l’entreprise dont tous les associés et employés ont d’un commun accord approuvé. Cette partie a été conclue par Max Mbock qui a su concilier les expériences de bonnes pratiques professionnelles et d’entrepreneurs EdC partagées, aux points de repères des entreprises EdC et méthodes de mise en place de la communion proposées par151121 22 Douala EdC 21 ridGiuseppe Argiolas, dans son ouvrage intitulé « Il valore dei valori. La governance nell’impresa socialmente orientata’’, paru aux éditions Città Nuova.

L’après midi de cette deuxième journée a été consacrée aux échanges de proximité entre les étudiants, et tous les entrepreneurs et professionnels présents. Il s’en est suivi un échange de contacts pour un soutien et un accompagnement réciproque dans la réalisation de ce projet de développement durable malgré les risques qu’une telle approche qu’est l’économie de communion porte en soi !

Les impressions des participants en grande majorité ont été très bonnes sur ces deux journées. On peut dire aujourd’hui sans risque de se tromper que cette nouvelle génération de leaders et managers qui étaient présents à ces journées portes ouvertes est en marche vers le développement durable.

Douala : Près de 70 personnes venant de tout le pays, ont participé aux journées portes ouvertes de l’économie de communion du 21 au 22 Novembre 2015. Rapport de la première journée

par la Commission Edc Afrique Centrale

151121 22 Douala EdC 11 ridPrès de 70 personnes en provenance de tout le pays majoritairement des étudiants de la Catholic University Institute of Buea (CUIB), quelques Chefs d’entreprises et professionnels de secteurs d’activités variés ont participé auxjournées portes ouvertes d’économie de communion qui ont eu lieu les 21 et 22 novembre 2015. Ce fut une grande première dans la ville de Douala et tous les participants étaient très impatients de voir comment mettre ensemble économie et communion et ce que l’on obtient comme résultat après la mise en commun de ces deux éléments.

En ouverture de la première journée, un brillant exposé de Max Mbock et Steve William 151121 22 Douala EdC 18 ridAzeumo sur L’origine et le sens du projet EdC a donné le rythme et les orientations de ces deux journées de l’économie de communion (l’EdC). Après une pause de trente minutes, nous avons continué la matinée avec des échanges sur la crise de l’identité africaine, la pauvreté et ses conséquences, le système éducatif, l’influence de la grande famille africaine et la globalisation. Comme intervenants, nous avions: Melanie Njonou, Leocadie Pougoue, Nji Mabih and Steve Willam Azeumo, tous membres de la commission EdC Afrique Centrale. De l’analyse présentée par ces intervenants, Il ressort que la plupart des crises en Afrique aujourd’hui sont le fruit d’un dualisme entre tradition et modernité ; un dualisme qui a des conséquences majoritairement négatives à la fois sur le comportement des africains, 151121 22 Douala EdC 10 ridparticulièrement les jeunes, et sur le développement du continent Africain. Leocadie Pougoue qui est spécialiste des économies traditionnelles africaines l’a illustré par un exemple pris sur le « shwaa » en pays bamiléké ou « tontine » qui est une forme de microcrédit pratiquée par plusieurs peuples d’Afrique, est en mal être aujourd’hui  malgré le fait qu’elle pérennise le sens de l’honnêteté et le respect de la parole donnée tout en privilégiant une forme de réciprocité dans la vie communautaire ; Le tout sous la bénédiction d’un associé invisible « Dieu » ou « Sii ». Cette analyse a conduit à poser la question fondamentale suivante : Comment assurer un développement africain durable sans que l’Afrique n’y perde son âme ?

En résumé des réponses proposées à travers les échanges entre les intervenants et les participants, l’on retient que pour assurer un développement durable en Afrique, l’Afrique aura besoin des « hommes nouveaux » c’est-à-dire des personnalités africaines formées, ancrées dans les valeurs africaines et éduquées à l’inter culturalité et au « vivre ensemble » pour mettre la culture du don, l’hospitalité et la solidarité communautaire au cœur du développement et de la globalisation de sorte que la rencontre entre cultures et individus en Afrique ne soit plus cause de « blessures » et de sous développement, mais de plutôt bénédictions et de développement durable .

L’après midi a été enrichi par des travaux en ateliers ; trois ateliers ont été crées pour l’occasion : « Nous sommes tous EdC » ; « Création d’entreprise » et « pratiques EdC en entreprises ». Ces ateliers ont permis à certains participants d’être éclairer davantage sur la culture de l’unité et les pratiques de l’EdC en entreprise. Pour d’autres, particulièrement les jeunes présent dans l’atelier du start up,  se fut l’occasion d’échanger avec les entrepreneurs Edc, de se faire assister dans le discernement de leur idée d’entreprise et préparer ensemble un accompagnement vers la création en cas de besoin.

Les 16 et 17 octobre à Mariënkroon (Nieuwkuijk) et à Utrecht

par Antonella Ferrucci

151016 Marienkroon Expert Meeting 02 ridLa gratuité en économie : tel a été le leitmotiv des deux événements qui se sont déroulés le week-end dernier en Hollande, side effects à l’initiative du Mouvement des Focolari et de la Fondation Thomas More. Le premier colloque, information pills appelé « Expert Meeting » par les organisateurs, pharm s’est tenu à la cité pilote Mariënkron du Mouvement des Focolari à Nieuwkuijk, vendredi après-midi et samedi matin : 18 professeurs provenant de 8 universités et instituts d’enseignement supérieur (dont l’Université belge de Louvain), se sont rencontrés pour approfondir le thème de la gratuité dans son rapport à l’économie.

Ce colloque s’est déroulé en quatre sessions, consistant chacune en une brève présentation 151016 Marienkroon Expert Meeting 01 ridsuivie d’une discussion animée et riche, mettant en relation divers points de vue sur le marché, l’économie, l’entrepreneuriat, la gratuité et le charisme.
Dans la première session, Luigino Bruni a présenté sa vision du marché comme lieu de rencontre plutôt que de compétition, et suscité un dialogue très vivant. L’économie de Communion a ensuite été amplement présentée par Leo Andringa et Lorna Gold, et par l’entrepreneur belge Koen Vanreusel.

En conclusion ce fut un échange interdisciplinaire de haut niveau, sans compétitivité intellectuelle, dans un climat de grande ouverture et amitié – compte tenu des différences de terminologie entre différentes disciplines – et il est apparu urgent de voir que l’économie offre la possibilité de travailler à une culture civile. Le dialogue sur ces sujets, vraiment fructueux, continuera certainement à l’avenir.

151017 Utrech Lecture LB 01 rid sxLe second colloque, “Thomas More Lecture”, s’est déroulé le samedi 17 octobre après-midi, à l’Academy Building de l’ Université d’Utrecht, avec Luigino Bruni comme conférencier, sur « Économie et amour : Éros, Agape, et Philia ». Luigino Bruni a décrit les trois formes d’amour (éros, philia, agapè), leurs caractéristiques respectives et leur importance pour la vie en commun, notamment dans la sphère économique. Les 250 participants (et plus) ont été frappés par le thème et par le style dialogal  de la conférence de Bruni.

À la fin de son intervention, Luigino Bruni et Alessandra 151017 Utrech Lecture LB 03 ridSmerilli ont reçu leur dernier livre traduit en néerlandais et tout juste imprimé : “De ongekende kant van de economie,“ (titre italien : “L’autre moitié de l’économie” ). Ce livre, publié par la maison d’édition Nieuwe Stad (nieuwe.stad@focolare.nl), a été littéralement « raflé » par les auditeurs. La ‘quatrième de couverture’ explique le sens du titre – « La face inconnue de l’économie » dans la traduction hollandaise – : en plus du mécanisme du marché, une autre force trop peu connue est à l’œuvre dans l’économie : la gratuité. Les personnes n’agissent pas qu’en simples sujets calculant tout en fonction de leur seul intérêt : une forte tension caractérise aussi la nature humaine, celle de réaliser quelque chose de beau et de bon. Parfois cette force, la gratuité, prend une consistance exceptionnelle et génère un charisme – disent les auteurs – source contagieuse et permanente d’innovation.

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À la Convention EdeC Italie 2015, viagra présentation de deux projets innovateurs pour changer la vie et les perspectives des jeunes, familles et entrepreneurs africains. Comment valoriser la « culture du nous »

Par Mario Agostino

Paru dans Città Nuova le 28/09/2015

150925 26 Convention EdC 17 rid

« Accueillir l’extraordinaire dans la vie ordinaire, en exerçant notre œil à voir l’arbre qui pousse ; en effet, sans les prophètes, la vie serait pessimisme au lieu d’être une espérance qui nous unit« .
On peut résumer par ces mots de l’économiste Luigino Bruni la Convention EdeC Italie 2015, qui a réuni à Figline Incisa Val d’Arno, pour la sixième édition de LoppianoLab, plus de deux mille participants de toute l’Italie et d’au-delà.

Économie de Communion, modèle pour un nouveau départ

« Ce n’est qu’en régénérant les relations qu’on vainc la peur et que l’économie se remet en marche. Alors qu’aujourd’hui la méfiance et le pessimisme freinent la reprise en Europe et en Occident, nous avons osé regarder l’économie avec les yeux des jeunes africains – a déclaré Bruni en ouverture. Si nous voulons contribuer à la renaissance de l’économie, il nous faut régénérer les territoires, les familles, les rapports, redécouvrir et pratiquer les vertus civiles« .

« Surmonter la peur. Culture du dialogue, citoyenneté active, économie civile » : tel a été le titre de cette édition LoppianoLab 2015, promue par le Groupe éditorial Città Nuova, le Pôle Lionello Bonfanti / Économie de Communion, l’Institut Universitaire Sophia (IUS) et le Centre International de Loppiano (FI).  L’accent est mis sur le secteur économique, avec 200 entreprises en Italie et 800 dans le monde qui adhèrent à l’Économie de Communion, en mettant au centre de leur agir économique l’homme et la dimension relationnelle.

En rêvant l’Afrique

Le Congrès International EdeC de mai dernier à Nairobi a été fréquemment évoqué, et sa « vitalité » a été rappelée par Geneviève Sanzé, économiste Centrafricaine. Dans son continent une trentaine d’entreprises ont à ce jour adhéré au projet, et un réseau est né de soutien aux jeunes par des entrepreneurs EdeC. « On voudrait nous faire penser que l’économie est une science de la richesse – a-t-elle affirmé – et on croit qu’il faut pour cela aller dans les grandes métropoles. Mais avec l’EdeC, l’économie est devenue une science de la communion. Échange, dialogue, fraternité : nous avons compris à Nairobi que chacun est porteur de richesse et comprend les choses comme personne d’autre. L’entrepreneur peut, par sa créativité, enrichir son territoire, sans suivre les standards qui l’éloignent de la pauvreté des périphéries. 150925 26 Convention EdC 02 rid

Parler d’économie au plan international avec l’Afrique comme point de départ est un vraiment un processus nouveau, mais il l’est plus encore en considérant non pas ce que l’Afrique peut recevoir, mais ce qu’elle peut donner, car cela donne aux africains eux-mêmes une confiance et un élan nouveau dans les possibilités qui s’offrent à eux dans leur pays« .
L’Afrique est un continent jeune, témoignent Gloria et Melchiot qui étudient à l’Institut Sophia de Loppiano. «  Faire rêver les jeunes en Afrique, c’est éviter le phénomène de l’émigration ; c’est donc faire naître des entreprises en Afrique, y créer des emplois, y faire rêver l’Afrique« .

Deux projets EdeC

150925 26 Convention EdC 01 rid « À Nairobi sont nés deux projets économiques et on a annoncé la naissance d’une Licence en Économie de Communion à l’Université CUIB (Catholic University Institute of Buea) au Cameroun – a expliqué Anouk Grevin, économiste (Université de Nantes et Institut Universitaire Sophia) – Premier projet : en 2017 se mettra en marche l’incubateur d’entreprise « Siobhan » pour soutenir la naissance de nouvelles entreprises en Afrique. Le second projet, intitulé ‘François Neveux’, pionnier français de l’EdeC, mettra en contact des entrepreneurs du monde entier, pour donner vie à un réseau d’accompagnement économique et de gestion de projets, s’adressant surtout à de jeunes entrepreneurs ».

Recettes théoriques et pratiques contre la peur, contre laquelle il devient possible et nécessaire de mettre en place des politiques : « En ces temps difficiles – affirme Daniela Ropelato, professeur de Sciences Politiques à l’ISC – la peur est mauvaise conseillère, parce qu’elle concentre l’attention sur des facteurs négatifs. Pour savoir choisir et élaborer des propositions positives, il faut prendre de la hauteur et valoriser la culture du ‘nous’ « .